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Pourquoi il faut faire des études d’ingénieur ?

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Lundi 29 Février 15H09


En 2015, les offres d’emploi de l’APEC à des postes d’ingénieur ont une nouvelle fois été très nombreuses. L’association, a recensé pas moins de 220 000 annonces au premier semestre. Des statistiques équivoques pour un métier à l’aura mystérieuse mais à la grande vitalité, avec des statistiques toujours en hausse. TEM passe à la loupe le parcours et le métier d’ingénieur, afin de le démystifier aux yeux du plus grand nombre.

Un ingénieur, c’est quoi ?

Il faut d’abord comprendre qu’être ingénieur, ce n’est pas une fin en soi. Il y a des gens qui exercent cette fonction dans tous les domaines : le génie civil, génie mécanique, industriel, dans la chimie, l’aéronautique, l’agro-alimentaire… La liste est longue !

En France, ils sont plus de 650 000 à faire ce métier selon l’école Polytech de Lille. Un chiffre qui révèle bien la variété des formes que peut prendre le travail d’ingénieur.

Son rôle est ainsi de résoudre les problèmes techniques et concrets que l’entreprise rencontre, en mettant en place des méthodologies et des process qui vont permettre d’optimiser l’activité, et ainsi le rendement de l’entreprise.

Un parcours post-bac qui évolue

Contactée par la rédaction, Emilie Rocheteau, jeune ingénieur(e) en poste depuis novembre 2015, nous a raconté son expérience. Pour devenir ingénieur, il faut avoir le niveau bac+5. Après un DUT en logistique industrielle (bac+2), elle intègre l’ISTP, une école d’ingénieurs de Saint-Etienne. La grande majorité des écoles d’ingénieurs est accessible sur concours (il est possible de faire des prépas aux grandes écoles). Emilie a choisi l’ISTP car elle permet aux élèves d’obtenir le diplôme de l’école (prestigieuse) des mines, et dans le même temps d’effectuer leur cursus en alternance. Une aubaine pour elle, qui dispose déjà d’une entreprise d’accueil dans laquelle elle va poursuivre son apprentissage.

Au menu de la formation : sciences de l’ingénieur (mathématiques, thermodynamique, stats, programmation, chimie, … ). A noter : cet aspect peut s’avérer particulièrement difficile pour quelqu’un qui ne possède pas les bases d’un baccalauréat scientifique. Parmi les matières étudiées, il y a aussi les techniques de l’ingénieur (la mécanique, la méthode, les matériaux) et enfin les pôles reliés à la spécialisation de chaque –futur- ingénieur.

Emilie souligne l’importance de la maîtrise de l’anglais, complètement indispensable dans le monde du travail, alors qu’elle est absolument négligée parmi les populations des écoles d’ingénierie. « Aujourd’hui, explique-t-elle, il y a très peu d’entreprises qui ne travaille pas avec l’étranger. On ne peut pas se permettre d’être en difficulté sur des notions de base lorsqu’on travaille avec des clients comme Boeing, Airbus, Dassault, ou autres. »

La démocratisation de l’alternance

Jusqu’à il y a encore quelques années, il n’était absolument pas possible de faire des études d’ingénieur en alternance. Aujourd’hui, les entreprises sont pourtant de plus en plus friandes de profils ayant déjà une expérience professionnelle en plus de leur bagage académique. C’est d’autant plus avantageux pour les élèves étant donné qu’il s’agit de formations longues et très onéreuses. Cela permet d’économiser sur les frais de scolarité et de se rendre encore plus attractif sur le marché du travail.

Par ailleurs selon l’APEC, les jeunes diplômés (ou non diplômés, car il est également possible d’exercer en cas d’échec à l’examen final) sont les profils les plus recherchés par les recruteurs : « La part des offres d’emploi ouverte aux candidatures de jeunes diplômés est plus importante que dans l’ensemble des offres : 36% contre 31%. En Informatique et en Etudes-R&D, elle est encore plus grande à respectivement 41% et 38%. »

C’est dire la rapidité avec laquelle les jeunes ingénieurs parviennent à s’insérer sur le marché du travail. Lors de la dernière étude sur l’insertion des écoles membres de la Conférence des Grandes Ecoles, qui date déjà de 2009, période difficile pour l’embauche et l’économie en général, les chiffres étaient déjà excellents : plus de 60 % des étudiants avaient un emploi avant même de quitter l’école. 85% d’entre eux étaient embauchés après moins de deux mois.

Cela a d’ailleurs été le cas pour Emilie. Après deux mois de recherches actives, elle a trouvé un CDI dans le secteur et le champ de compétences qui l’intéressaient. Le plus étonnant, c’est que dès lors qu’elle avait mis son C.V. en ligne, elle recevait une dizaine d’appels d’entreprises intéressées par semaine ! Parmi ceux-ci, au moins un tiers avaient à la clé une proposition de mission. « Ingénieur, ça reste le très très bon plan, se réjouit-elle, mais surtout, l’alternance, c’est l’avenir ! »


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